Pérégrinations à Abu Dhabi... Ma ament chi Aini!

Jordanie, pays de l'hospitalité et non du mépris

23:03, 17/06/2009, .. 0 commentaires .. Lien
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 JORDANIE 
 
 
 « Tous les hommes rêvent, mais inégalement. Ceux qui rêvent la nuit dans les recoins poussiéreux de leur esprit s’éveillent au jour pour découvrir que ce n’était que vanité ; mais les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux, car ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible. C’est ce que j’ai fait. »

T.E. Lawrence, Les sept piliers de la sagesse.

 

 

 



 




Nabatéens, ancêtres des bédouins

20:54, 15/06/2009, .. 0 commentaires .. Lien
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NABATEENS,

ANCETRES DES BEDOUINS

 
 
 Joyau de l'art universel, Petra fascina tout autant les lieutenants d'Alexandre, les archéologues qui la redecouvrirent au XIXe siècle, et les voyageurs d'aujourd'hui. Taillée dans la pierre, la « cité rose » fut la capitale monumentale d'un peuple de caravaniers qui s'enrichit dans le commerce de la myrrhe, de l'encens et des denrées précieuses venues de l'Arabie Heureuse
Les Nabatéens habitaient le sud du Levant et le nord-ouest de l'Arabie à l'époque hellénistique et romaine. Ils font partie de ceux que les Grecs et les Romains appelaient les « barbares » et que les historiens du monde « classique », à leur suite, considèrent avec un peu de condescendance comme les « peuples périphériques ».
 L'image que nous avons des Nabatéens est désormais assez précise et leur destin apparaît bien particulier : des origines arabes obscures ; puis un petit royaume établi aux marges des États hellénistiques ; puis un important royaume-client en lisière du monde romain à la fin de la République romaine et sous les empereurs Julio-Claudiens et Flaviens ; ensuite, un peuple intégré dans l'Empire romain sans y perdre sa civilisation propre ; enfin, aujourd'hui, une référence importante dans le monde arabe pour les origines de l'arabité. Ce dernier point est parfaitement justifié. En effet, l'inscription datant du IVe siècle ap. J.-C. découverte à Nemara, dans le désert de Syrie, et exposée aujourd'hui au Département des antiquités orientales du Louvre, est à la fois l'un des textes les plus tardifs en écriture nabatéenne ou araméenne, et l‘un des plus anciens en langue arabe. C'est ainsi que des savants de plus en plus nombreux pensent que l'écriture nabatéenne a donné naissance, par évolution de la graphie, à l'écriture arabe. Et les fameux papyrus découverts à Pétra en 1993 dans la grande église du VIe siècle montrent que, si les Nabatéens de l'époque byzantine utilisaient le grec pour rédiger leurs archives, ils parlaient l'arabe, puisque les noms de lieu contenus dans ces archives sont des noms arabes.
 
 

Petra, capitale de la Nabatène

La « Nabatène » est le nom, d'origine latine, que l'on donne au vaste ensemble régional où vivaient les Nabatéens. Le centre géographique et la capitale en est indiscutablement Pétra, ville antique où ont été identifiées des données archéologiques allant de l'époque édomite, antérieure aux Nabatéens (VIIe-VIe siècle av. J.-C.) jusqu'à l'époque omeyyade (VIIe siècle ap. J.-C.). Après l'époque omeyyade ce site est presque complètement abandonné, à l'exception d'un monastère au mont Aaron, et d'une réoccupation par les Croisés de deux forteresses, aux lieux-dits Al-Habîs et Wueira. La ville antique, nabatéenne, a connu un apogée manifeste entre le Ier siècle av. J.-C. et 363 ap. J.-C. On admire à bon escient la splendeur de ses façades rupestres mais il faut tout autant s'étonner du choix d'un pareil site pour implanter une ville, et qui plus est la capitale d'un royaume notoirement caravanier : entre le plateau calcaire à l'est de Pétra et la dépression de la Arabah, au sud de la mer Morte, à l'ouest, la dénivellation, en quelques kilomètres à vol d'oiseau, est de plus de 1200 mètres. Les grès nubiens où Pétra est installée sont profondément ravinés, créant une alternance de rares sommets plans, de parois abruptes, de vallées et défilés étroits, autour d'une « cuvette » centrale au relief tout de même très agité. Les circulations à l'intérieur de la ville sont donc d'une difficulté extrême. Les possibilités de liaison avec l'extérieur sont misérables : difficiles vers le nord, l'est et le sud, elles sont tout simplement impossibles vers l'ouest, en direction du Negev et de la Méditerranée. Pétra n'était donc pas prédisposée à être un carrefour caravanier – même si elle l'est devenue, au prix de voies de contournement passablement longues. En revanche, ce site a sûrement été choisi par les Nabatéens de haute époque pour ses avantages inhérents à ses défauts : cachée, inaccessible, hors des voies naturelles de passage, pourvue de buttes-refuges aux parois vertigineuses, comme Umm al-Biyârah ou Al-Habîs, Pétra offrait de remarquables possibilités défensives ; c'était une bonne cache pour des tribus qui s'enrichissaient par le commerce caravanier et pratiquaient à l'occasion le rezzou. En outre, elle disposait de possibilités en eau : grâce au cours du Wadi Moussa – qui sera plus tard « li Vaulx Moyse » des Croisés –, et grâce à une pluviosité relativement favorable, en général supérieure à 200 mm d'eau par an, dans la région environnante, ce qui est assez exceptionnel dans le sud du Levant intérieur. Cela, à condition de développer méticuleusement canalisations et citernes, ce que les Nabatéens firent de main de maître.

Ils le firent non seulement à Pétra, mais dans tout l'environnement nord et sud de la ville, ce qui leur permit de faire, sans doute dès les IVe-IIIe siècles av. J.-C., du petit pays qui s'étend du Wadi al-Hasa au nord jusqu'à la dépression du Hisma au sud, le cœur relativement fertile de leur territoire, la Nabatène.

 

 




Petra, la citée rose

19:13, 15/06/2009, .. 0 commentaires .. Lien
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PETRA LA CITEE ROSE
 
Les grands bâtisseurs de Pétra furent les Nabatéens, des Bédouins, sans doute originaires d'Arabie et enrichis par les droits de passage qu'ils percevaient sur la route des épices. Ils ont fini par se sédentariser, autour de 300 avant notre ère, dans ce lieu de gisements cuprifères et où l'eau était abondante en raison des fortes pluies de l'hiver et d'une source qui alimentait une rivière (wadi) qui passait au milieu du site.C'est par le Siq, ce défilé de 1 200 mètres de long avec des parois hautes de 100 mètres, qu'on entrait dans la cité. Le passage est parfois si étroit que le soleil n'y pénètre pas et qu'on apprécie d'avoir pensé à emporter un chandail. D'autant qu'il faut s'arrêter pour regarder les blocs des djinns (esprits en arabe) et les tombeaux, puis, tout le long de la paroi rocheuse, des niches, qui devaient abriter des représentations des divinités nabatéennes.Une fois passé le Trésor, qu'il faut admirer en fin de matinée, lorsqu'il est inondé par la lumière du soleil, on découvre sur la droite, et à condition de grimper un peu, les cinq tombes dites "royales", qui impressionnent par leur hauteur et le sublime décor dû à la roche jaspée. Une décoration naturelle que les habitants de l'époque n'appréciaient manifestement pas. En effet, les archéologues découvrent régulièrement des traces de stuc, dont étaient probablement enduits les façades et les murs intérieurs.En redescendant vers la rue à colonnades, on se trouve dans ce qui a dû être le centre de Pétra, avec notamment des boutiques.
Le théâtre (Ier siècle apr. J.-C.) pouvait accueillir 3 000 spectateurs. Du temps de l'occupation romaine, d'immenses statues des empereurs y avaient été édifiées. Le haut lieu des sacrifices et le monastère sont accessibles après un parcours par des sentiers rocailleux et des escaliers assez raides. Si on s'y promène fin mai, début juin, on a la chance de découvrir les iris noirs, emblèmes de la Jordanie, et dont la floraison ne dure que vingt-cinq jours.Du haut de ses collines, la vue sur l'immense désert montagneux permet de mesurer à quel point ce lieu était protégé et d'imaginer ce paysage lorsque Pétra était au centre d'un ensemble de plusieurs villes satellites.




RENAISSANCE DANS LA MER MORTE

14:34, 14/06/2009, Mer Morte .. 0 commentaires .. Lien
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 JORDANIE
UN BAIN DANS LA MER MORTE,
RENAISSANCE, NOUVEAU SOUFFLE DE VIE...
Est-il besoin de présenter la mer Morte, phénomène géologico-chimique assez unique en son genre?
En effet, l'endroit bat plusieurs records mondiaux. D'abord, celui de la dépression terrestre la plus profonde. En venant depuis Ammam, 18kms avant la mer, on peut déjà voir une borne nous indiquant le niveau 0. Et l'autoroute descend gentiment, nous enfonçant dans les profondeurs de la dépression....jusqu'à 420m de profondeur.
Battu également le record de salinité, plus de 10 fois plsu élevé que dans n'importe quel océan! Les poissons qui auraient le malheur de s'y aventurer perdraient la vie en à peine 1mn...D'où ce nom de "mer Morte" puisqu'aucune espèce ne peut y survivre (à part "l'Homo touristicus" qui résiste à tout). Tout cela est dû au phénomène d'évaporation. Comme la vallée du Jourdain, qu'elle prolonge, la mer Morte est située dans une sorte de "serre" au climat tropical. En fait, il n'y a pas forcément plus de sel dans la mer Morte que dans une autre mer, mais tout simplement moins d'eau. Ainsi, près d'1m d'au disparaît pratiquement tous les ans. Le pompage excessif (90%) de ce brave Jourdain  (et de ses affluents), qui fait tout cer qu'il peut pourl'alimenter en eau, n'arrange pas les choses, et le niveau baisse de façon dramatique, réduisant la superficie(600m²) de ce lac, laissant toutes sortes de sels minéraux (sodium, magnésium et autre potassium) s'accumuler au fond. A ce rythme, les scientifiques craignent sa disparition pure et simple d'ici 2050.
Alors courrez-y au plus vite car elle constitue une des merveilles du Monde, par sa sérénité propice à la méditation, le bienfait de ses boues riches en sels minéraux et ultra-bon pour la peau et la bonne mine! (à noter qu'aux Etats-unis, celles-ci se vendent à près de 25dollars le paquet de 250g!)
Baignade authentique vu que je n'ai pas céder à l'arnaque des Hôtels aux alentours qui proposent des plages privées et autres douches luxueuses à des prix honteux...J'ai tout simplement pris une douche "plsu douce" après dans un des affluents du Jourdain...Avec mes sandales "péplum", on aurait tout dit Jesus....iNOUBLIABLE!
Bon j'avoue, j'ai quand même succombé au plaisir de prendre LA Photo typique: lisant mon livre flottant grâce au principe de la poussée d'Archimède...



Méditations culturelles!

12:18, 24/05/2009, .. 0 commentaires .. Lien
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MEDITATIONS CULTURELLES
Etre à Abu Dhabi, à Dubai, aux Emirats arabes unis, dans le Middle-East, me permet de voir comme la culture d’un pays est importante et comment elle détermine l’individu qui en ai baigné depuis son enfance.Par exemple, contrairement à notre culture occidentale, européenne, où nous sommes conservateurs et très individualistes, nous évitons tout contact avec Autrui et restons enfermés dans notre cocon.

 En effet, restez en retrait de l’Autre, lui laisser son espace de « sécurité » marque une certaine forme de respect, de politesse dans la culture occidentale.Au contraire, les arabes aiment le contact et considèrent ça comme une marque de reconnaissance. Pousser et jouer des coudes sont des traits caractéristiques de la culture du Moyen-Orient. Voilà pourquoi il est dans les mœurs, sur la route, on se « roule » à moitié dessus, on se tamponne, on double par la droite…Pas de quoi s’affoler n’est ce pas, tout cela à une allure moyenne de 120kms/h en ville^^.De plus, j’ai pu constaté que dans notre monde Occidental, on définit la personne comme un individu à l’intérieur d’une peau : la peau et les vêtements sont considérés comme inviolables et pour pouvoir y toucher, l’étranger devrait en demander la permission. Par exemple, on peut noter que le simple fait de toucher un individu durant une discussion peut être perçu comme une attaque.Au contraire, chez l’Arabe la localisation du corps par rapport  à la personne est très différente : la personne existe quelque part au fond du corps Son corps n’est qu’une enveloppe, l’individu est donc à l’abri du contact corporel. Cette dissociation du corps et du Moi peut expliquer pourquoi l’amputation publique de la main des voleurs est admise comme un châtiment normal en Arabie Saoudite.

 En outre, les Arabes rêvent de maisons spacieuses, mais rares sont ceux qui ont les moyens de réaliser ce désir, car l’Immobilier est très très très TRES cher, histoire de rétablir l’équilibre avec ! Les expats n’ont pas de problème car l’entreprise du pater familias paie tout ainsi que généralement l’école des enfants (ex : la sorbonne ici coute 8fois plus cher qu’en France). Dans les demeures arabes de la classe moyenne supérieure, les espaces sont immenses par rapport à nos propres normes. Les Arabes évitent les cloisonnements car « ils n’aiment pas se sentir seuls » La structure de la demeure arabe est celle d’une unique coquille protectrice destinée à réunir l’ensemble de la famille dont les membres sont intimement liés. Leurs personnalités fusionnent et se nourrissent les unes des autres comme des racines dans le sol. On est privé de vie si on ne se trouve pas avec d’autres êtres et intensément liés à eux, ce que traduit un vieil aphorisme arabe : « Gardez-vous d’entrer dans un paradis sans habitants car c’est l’enfer ! »Conclusion, la culture arabe est chaleur humaine et contacts physiques au sein de leur milieu. Par exemple, j’ai été très surprise lorsque je suis entrée dans un centre de Henné avec que des MAMAS locales. J’ai négocié le prix en arabe pour mes nouveaux tatoos, et l’arabe m’a reconnu comme une des leurs et me tenait la main chaleureusement…Le contact représente une place très importante dans leur culture.  Mort de rire 




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